Animal

Un animal est, selon la classification classique, un être vivant hétérotrophe, c'est-à-dire qu'il se nourrit de substances organiques.


Catégories :

Animal - Classification scientifique - Phylogénie des animaux

Définitions :

  • on retrouve l'odeur de la vache, de la brebis ou de la chèvre (source : marque-savoie)
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Animalia (Animal)
 De gauche à droite et de haut en bas :Rainette de White - Chouette hulotte - Tigre- Épeire diadème - Escargot des jardins- Tortueverte - Anthidium florentinum - Scleropagesformosus - Macaque berbère- Pristis pectinata - Demi-deuil
De gauche à droite et de haut en bas :
Rainette de White - Chouette hulotte - Tigre
- Épeire diadème - Escargot des jardins- Tortue
verte
- Anthidium florentinum - Scleropages
formosus
- Macaque berbère
- Pristis pectinata - Demi-deuil
Classification
Domaine Eukaryota
Sous-domaine Unikonta
Règne
Animalia
Linnæus, 1758
Synonymes

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Un animal (du latin animus, esprit, ou principe vital) est , selon la classification classique, un être vivant hétérotrophe, c'est-à-dire qu'il se nourrit de substances organiques. On réserve actuellement le terme animal à des êtres complexes et pluricellulaires, quoiqu'on ait longtemps reconnu les protozoaires comme des animaux unicellulaires. Comme l'ensemble des êtres vivants, les animaux ont des identiques avec qui ils forment un groupe homogène, nommé espèce.

Dans la classification phylogénétique aujourd'hui en vigueur, le taxon des animaux a été remplacé par celui des métazoaires qui sont définis comme des organismes eucaryotes pluricellulaires mobiles hétérotrophes.

Dans le langage familier, le terme «animal» est fréquemment utilisé pour distinguer les humains du reste du monde animal, quoique l'Homo sapiens fasse partie du règne animal. De même, toujours dans le langage familier, «animal» fait référence à des animaux supérieurs, par opposition à certaines formes animales perçues comme plus primitives comme les éponges (Porifères), les Coraux, ou les actiniaires, ou Anémones de mer.

Zoologie

Physiologie commune

Comme l'ensemble des organismes vivants, les animaux ont besoin d'eau, d'un comburant qui est exclusivement le dioxygène pour ces espèces, et de matières organiques provenant d'autres organismes car ils ne peuvent pas la produire par eux-mêmes à partir de molécules ne provenant pas du vivant. On dit qu'ils sont chimio-organotrophes et quand la matière organique provient d'un autre animal, on parle de prédation. Cette nourriture répond à trois objectifs : apporter les substances qui servent à créer d'autres cellules; produire des substances utiles à créer des molécules et structures de l'organisme (os, poils, larmes, odeurs... ), et en particulier apporter de l'énergie.

Comme pour l'ensemble des organismes vivants, l'eau est élément dont les animaux ont le plus de mal à se passer. En plus du fait que les cellules sont principalement constituées d'eau, l'eau est indispensable à la majorité des réactions biochimiques où elle sert de solvant. Mais, en outre, elle permet de l'évacuation des déchets azotés produits par le métabolisme des protéines qui doivent être éliminées. Les animaux sont , comme les autres espèces même non aquatiques, aussi confrontés aux problèmes liés à l'osmorégulation. Le besoin en eau implique d'avoir un dispositif de régulation osmotique.

Ils ont besoin de se procurer leur nourriture en se déplaçant ou en l'attrapant, et grâce à un système digestif, de dissocier les organismes en substances nécessaires qui leurs sont utiles, puis de les assimiler. L'acquisition de dioxygène permet de oxyder des hydrates de carbones pour produire de l'énergie chimique, est par conséquent aussi une priorité pour la majorité des animaux. La majorité des espèces dispose d'un système respiratoire pour absorber le dioxygène. Le dioxygène, l'eau et les diverses substances sont amenées vers les cellules, et les sous-produits inutiles sont évacués (excrétion) grâce à divers dispositifs circulatoires. Les problèmes posés par les différents milieux supposent des adaptations spécifiques. Ainsi l'acquisition de dioxygène pour un organisme terrestre est moins complexe que l'acquisition de l'eau. L'inverse est vrai dans un milieu aquatique. Pour acquérir ces substances principales à la vie, la majorité des animaux utilisent des organes de vision. Ils utilisent aussi leur sens pour fuir leurs prédateurs. Pour assimiler les substances nécessaires à sa vie qu'il puise d'autres organismes vivants, l'animal a besoin d'un système digestif et par conséquent d'un dispositif d'excrétion.

Les fonctions de reproduction sont aussi importantes chez les animaux qui sont essentiellement sexués, mais certaines espèces comme l'hydre peuvent aussi se reproduire d'une manière asexuée (par bourgeonnement dans son cas). L'appareil de reproduction est vital à l'espèce uniquement, sans quoi, infailliblement celle-ci disparaîtrait après un certain temps.

Les animaux possèdent aussi des dispositifs particulièrement divers de locomotion, de perception.

En outre, ils possèdent divers dispositifs de circulation de fluide à l'intérieur du corps et de coordination des différentes cellules. La mort ne semble pas faire partie des caractéristiques principales, car certaines espèces d'éponges semblent immortelles[réf.  nécessaire].

Classification selon l'organisation interne

L'organisation interne des animaux peut être de complexité particulièrement variable, depuis la colonie de cellules assez amorphes que forment les éponges, jusqu'aux organisations particulièrement complexes des insectes ou des vertébrés.

Techniquement, les animaux sont des organismes eucaryotes pluricellulaires (exception faite des Myxozoa) ce qui les différencie des Bacteria et des Protista et dépourvus de chloroplastes (hétérotrophes), ce qui les distingue des végétaux et algues. Ils se distinguent aussi des Mycota. Ils sont les seuls organismes vivants qui passent dans une étape de leur développement par un blastocyste. Ils sont aptes au mouvement, quelquefois uniquement sous forme larvaire (cas des éponges et de nombreux invertébrés benthiques fixés au substrat). Ils forment le règne Animalia, subdivision du domaine Eukaryota.

Les animaux (ou métazoaires) sont l'un des types d'Eucaryotes à s'être développés sur un mode pluricellulaire, comme les plantes, certains champignons, et les algues brunes par opposition aux unicellulaires qui regroupent les levures, d'autres algues et champignons, des protozoaires, mais aussi les être vivants regroupés au sein des Prokaryota, composés des Eubacteria et Archæa.

On peut distinguer, selon leur complexité d'organisation interne, quatre groupes ou niveaux[1]. Les plus simples sont les animaux à organisation cellulaire, c'est-à-dire que ces organismes sont constitués d'un agrégat de cellules différentiées et spécialisées comme les cellules somatiques et celles responsables de la reproduction. Si c'est le niveau typique de certains protozoaires coloniaires, certains scientifiques classent les éponges dans ce groupe.

D'une organisation un peu plus complexe, on retrouve les organismes à organisation cellules-tissus ou diploblastiques, c'est-à-dire qu'ils sont constitués à partir de feuillets cellulaires à fonction définie. Il peut y avoir entre ces feuillets une matrice qui ne forme pas un véritable tissu cellulaire et qui ne contient aucun organe différencié. Certains classent les éponges dans ce groupe mais les méduses en sont un meilleur exemple. On peut distinguer ensuite les organismes où les tissus forment des organes comme par exemple pour les Plathelminthes et où on retrouve bien définis des ocelles, un tube digestif, et des organes reproducteurs. Et enfin sont les organismes à organes-systèmes qui représentent l'essentiel des embranchements. Ils disposent d'un ou plusieurs dispositifs circulatoires pour plusieurs fluides vitaux, un dispositif respiratoire dédié, un dispositif digestif, un réseau nerveux donnant la possibilité de la vision, etc. Les Annélides en sont un des exemples les plus simples.

Classification

Article détaillé : Biodiversité.

Nombre d'espèces

On estime à 1 750 000 le nombre d'espèces vivantes aujourd'hui décrites par les scientifiques. Il est envisageable qu'il en existe de 2 à 40 fois plus non-décrites vivant aujourd'hui. Selon le quotidien français Le Figaro en 2008, les scientifiques estiment que nous ne connaissons que 20 à 30% des espèces animales vivant sur Terre. «Nous sommes incapables d'évaluer leur nombre mieux qu'à un facteur dix près. (.. ) On enregistre chaque année, tous animaux confondus, 15.000 nouvelles espèces.»[2]. Le nombre d'espèces disparues est évidemment toujours plus grand.

Classification générale

Il existe des grandes caractéristiques générales qui permettent de classer les espèces vivantes en embranchements. Selon la théorie de l'évolution, les embranchements d'animaux actuels sont les groupes survivants de près d'une centaine existants au Cambrien, ceux-ci ne sont connus que par leurs fossiles.

Biodiversite-animale petit.png
Embranchement Nombre d'espèces connues Exemples
Arthropoda 1 200 000[3] Insectes, araignées, crabes
Mollusca 100 000[4] à 110 000[3] Escargots, moules, pieuvres
Nematoda 90 000[3] à 120 000[4] Ascaris
Chordata 47 200[3] Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles
Platyhelminthes 15 000[3] à 20 000[4] Ver solitaire
Annelida 15 000[3], [4] Lombric, sangsues
Cnidaria 9 000[4] à 10 000 Méduses et Polypes
Echinodermata 6 000[3], [4] Oursins, étoiles de mer
Porifera 4 300[3] Éponges
Autres (27) environ 100 000 Vers marins, constituants du zooplancton, producteurs de calcaire

Les formes élémentaires

Éponge (colonie cellulaire)

Les cellules animales sont hétérotrophes, c'est-à-dire qu'elles doivent manger pour survivre, contrairement aux plantes. La survie d'un animal passe par une préoccupation constante : comment manger ? La stratégie des éponges consiste simplement à filtrer l'eau qui les traverse, pour y capturer des proies. Cette stratégie ne demande ni structure complexe, ni mouvement coordonné.

Les éponges (Porifera) forment l'organisation la plus simple : ce sont des colonies de cellules quasiment indifférenciées, sans structures internes réelles, ni fonctionnement. Ce sont des animaux sans système nerveux ni tube digestif. Leur corps n'est constitué que par deux couches de cellules (ectoderme et endoderme).

Polype : hydres, corail et méduse

Le passage d'un niveau de type éponge à une organisation de type anémone répond toujours à la question constante : comment manger ? La formule mise au point par ce groupe consiste à pousser la nourriture vers un ventre (cavité gastrique) où elle pourra être digérée sans se sauver. Cette stratégie novatrice sert à se nourrir de proies plus grosses (ce que les éponges ne peuvent pas filtrer). Dans l'acquisition progressive de fonctionnalités animales, cette évolution suppose deux choses : les cellules se spécialisent (avec l'acquisition de cellules nerveuses et musculaires permettant des mouvements coordonnés) et l'organisme gagne la capacité à prendre une forme définie (morphogénèse), pour que des tentacules efficaces puissent pousser leur proie vers une cavité gastrique efficace.

Ver (mobilité et tube digestif)

Un ver

L'organisation de type ver est une nouvelle réponse apportée à la question centrale du règne animal : comment manger ? La stratégie de base des organismes de type «ver» (vermiforme) est de se déplacer pour aller chercher la nourriture, au lieu d'attendre qu'elle passe à portée. Cette stratégie permet surtout d'exploiter des déchets organiques, qui peuvent être à haute valeur nutritive, mais ne se déplacent pas.

Passé le cap des éponges et des polypes, l'ensemble des organismes complexes sont des bilatériens, qui dérivent d'un schéma essentiel : le tube. Le développement est organisé autour d'un axe tête / queue d'une part, et dos / ventre d'autre part. Ces deux axes amènent à un plan d'ensemble où les côtés droit et gauche tendent à être symétriques, d'où leur nom de bilatérien.

Les vers les plus simples marquent une étape qualitative supplémentaire comparé aux cnidaires : les cellules nerveuses s'organisent en un dispositif nerveux cohérent, prototype de ce qui deviendra le cerveau dans les animaux supérieurs. C'est cette capacité de déplacement et de réaction à l'environnement qui fait considérer que le degré d'organisation vermiforme est le premier stade réellement "animal".

La seconde invention majeure des vers (absente chez les vers plats) est la présence d'un canal alimentaire et d'une fonction digestive : à une extrémité, une bouche absorbe la nourriture, à l'autre, un anus excrète les déchets. Entre le «tube extérieur» qui forme la peau (ectoderme) et le «tube intérieur» (endoderme) qu'est le canal alimentaire, un tissu intermédiaire, le mésoderme, peut se développer et former des organes internes de plus en plus complexes.

L'invention du tube digestif à partir de la cavité gastrique ancestrale semble avoir été faite deux fois. Chez les protostomiens, les deux orifices du canal alimentaire sont constitués à partir du blastopore, dont les lèvres se rapprochent pour former un canal par soudure longitudinale. Chez les deutérostomiens, l'orifice du blastopore devient l'anus, le canal alimentaire étant constitué par un percement ultérieur qui évoluera vers la bouche.

Les vers sont à l'origine d'une seconde invention majeure de l'évolution : la segmentation (métamérie). Cette invention semble aussi avoir été faite dans plusieurs branches différentes.

Explosion radiative des vermiformes

La découverte du tube digestif et de la capacité de se déplacer (en rampant) a été la formule gagnante : les organismes vermiformes sont assez polyvalents, et peuvent servir de base à des modes de vie particulièrement variés. C'est ce qu'on nomme une explosion radiative : à partir d'un schéma de base commun, les formes prennent des voies divergentes, comme si elles rayonnaient à partir d'une explosion centrale. L'ensemble des autres schémas d'organisation plus évolués s'appuient sur ce type essentiel : ce sont des vers légèrement compliqués.

Les principaux groupes qui relèvent du niveau d'organisation vermiforme sont :

Le niveau d'organisation de type vermiforme n'est pas maintenu chez l'ensemble des bilatériens. Des organismes comme les tuniciers ressemblent plus à des formes d'éponges ou de coraux qu'à des vers, ce qui est le plus souvent le cas des formes retournant à un mode de vie végétatif.

Enfin, cette forme d'organisation se complexifie suivant trois voies, dont les parties dures pourront laisser des fossiles :

Formes supérieures

Mollusques

Les mollusques évoluent à partir d'une organisation de type ver. La fonctionnalité qui semble avoir conditionné les mollusques primitifs paraît être le blindage, servant à se protéger des prédateurs actifs : l'acquisition de plaques calcaires protégeant le dos. Ces mollusques primitifs devaient par conséquent ressembler à des polyplacophores (une sorte d'escargot qui peut se rouler en boule comme un hérisson ou un cloporte), mais ce type est désormais particulièrement marginal.

Les mollusques comprennent les classes importantes suivantes :

Article détaillé : Mollusca.

Arthropodes

Sur la formule générale des vers, les arthropodes ont juxtaposé plusieurs innovations :

Cette formule gagnante correspond à la forme générale des mille-pattes. Elle a été immédiatement à l'origine d'une nouvelle explosion radiative, qui a exploré différentes formules pour transformer tel ou tel groupe de pattes en mâchoires, antennes, pattes spécialisées, ou les laisser régresser dans la queue.

L'embranchement des arthropodes est de très loin celui qui possède le plus d'espèces et le plus d'individus de tout le règne animal. On compte plus d'un million et demi d'espèces actuelles d'arthropodes. La question centrale qui semble avoir structuré sa répartition est : combien de pattes faut-il pour se déplacer ?

Article détaillé : Arthropode.

Insectes

Les insectes font partie des arthropodes. Leur corps se compose de trois parties : tête, thorax, abdomen. Ils ont six pattes, quatre ailes et deux antennes. Cette description est une généralité, l'évolution ayant fait que par spécialisation, certains éléments peuvent être atrophiés.

Les insectes sont inféodés aux terres émergées. On ne connaît pas d'insectes marins. On les trouve sous presque l'ensemble des climats, du plus chaud au plus froid.

Article détaillé : Insecte.

Vers nageurs : les poissons

La fonctionnalité principale qui a originellement structuré cet ordre a été la capacité de nager dans l'eau (ce que ne savaient faire ni les mollusques primitifs, ni les arthropodes primitifs).

Mais cette capacité n'a pas conduit à une explosion radiative : par elle-même, elle ne donne pas une autonomie fonctionnelle suffisante pour que les organismes puissent se spécialiser de manière particulièrement libre.

L'histoire de cette lignée paraît laborieuse : la découverte progressive de la tête et de la mâchoire, puis l'exploration des membres jusqu'au stade tétrapode, et enfin, la conquête de l'environnement aérien, aboutissant à l'explosion radiative des sauriens enfin polyvalents.

Article détaillé : Poisson.

Les tétrapodes

Les tétrapodes, animaux à quatre membres, ont eu une explosion radiative après avoir conquis la capacité à se déplacer sur la terre ferme. Cependant, certains groupes d'espèces comme les cétacés ou les serpents ne gardent, suite à leur évolution, que des vestiges de membres.

Les tétrapodes regroupent des animaux de taille vraiment différentes, des micromammifères à la baleine bleue qui est le plus gros animal connu de l'ensemble des temps mais ils ne représentent qu'une infime partie à la fois des espèces vivantes (au plus 2%) et de la biomasse. Malgré ceci, ils sont parmi les espèces les mieux connues de l'homme dont ce dernier fait partie. Quoique l'homme ait, depuis Aristote au moins, essayé de regrouper les différentes espèces suivant des groupes homogènes, il n'est parvenu à comprendre la phylogénie de ce groupe qu'à la fin du XIXe siècle. On considère actuellement que ce groupe se compose des amphibiens, des Sauropsida (dont les reptiles et les oiseaux) et les Synapsida (dont les mammifères).

Les amphibiens
Article détaillé : Amphibien.

Ces tétrapodes se définissent par la peau nue. Nombre d'entre eux mènent à l'état adulte une vie alternant phase aquatique et phase terrestre.

Les reptiles
Article détaillé : Reptile.

Ces tétrapodes se définissent par la présence d'écailles soudées.

Les oiseaux
Article détaillé : Oiseau.

Ces tétrapodes se définissent par la présence de plumes.

Les mammifères

L'explosion radiative des mammifères, la plus récente, a été consécutive à la disparition des dinosaures.

Les mammifères sont le plus souvent identifiables par leur peau, au moins partiellement, couverte de poils. Le fait que les femelles allaitent leurs jeunes est aussi une caractéristique de ce groupe.

Article détaillé : Mammifère.

Classification simplifiée des types animaux

Menaces et protection

Diverses sciences visent à étudier le monde animal par exemple la zoologie qui se décompose en une grande variété de spécialités, la médecine vétérinaire, mais également d'une façon dérivée la paléontologie, la biologie, et la microbiologie et l'agronomie pour son implication économique.

Disparitions des espèces

Articles détaillés : extinction des espèces et biodiversité.

Depuis la naissance de la vie, de nombreuses espèces disparaissent alors que d'autres évoluent et donnent de nouvelles espèces. Au cours de l'histoire du vivant, il y a eu des extinctions massives (on en distingue généralement 5 majeures) surtout après certains cataclysmes. Ces extinctions sont suivies par des explosions radiatives, c'est-à-dire une forte augmentation d'espèces nouvelles.

L'homme en tentant de domestiquer la nature, en facilitant un nombre nécessairement restreint d'espèces, a eu tendance à diminuer le nombre de biomes. D'autre part, les pollutions générées par l'industrie et la société de consommation ont aussi pour effet de déstabiliser les biomes et de diminuer le nombre d'espèces. Les espèces de grandes tailles sont les surtout touchées si bien que l'ont considère que le nombre d'espèces pouvant s'éteindre dans les années à venir pourrait être massif. L'extinction actuelle est appelée extinction de l'Holocène et son rythme serait 10 à 100 fois supérieur à celui des extinctions passées.

Protection des animaux

De nombreuses lois ont été adoptées pour protéger les animaux et leurs milieux de l'action des humains. Certaines sont plus spécifiques à la protection des milieux naturels et d'autres plus spécifiques à protéger les animaux de la malveillance ou de la bêtise des humains.

Il existe aussi plusieurs types d'organisations pour la protection animale et la protection de la nature, par exemple :

Transport des animaux en Europe

Le 13 décembre 1968 fut signé à Paris la Convention européenne sur la protection des animaux en transport international, qui réglemente le transport des animaux domestiques. La CITES gère les droits de détention des animaux sauvages.

Le 22 décembre 2004 l'union européenne a effectué une refonte totale des règles en matière de bien-être des animaux pendant leur transport. Dans cette nouvelle réglementation, elle identifie l'ensemble des intervenants et leurs responsabilités respectives, elle renforce les mesures de surveillance et prévoit des règles plus strictes pour les longs trajets et les véhicules utilisés.

Néanmoins, certaines organisations de protection des animaux, surtout le PMAF, dénoncent les conditions de transports des animaux sur de longues distances, quelquefois d'un pays à un autre pour des raisons économiques, pour être engraissés ou abattus[5].

La Suisse quant à elle , n'autorise pas le transit d'animaux de boucherie vivants, par route, en provenance de l'Europe sur son territoire[6], à cause des lois plus contraignantes en la matière édictées par la Suisse[7].

Santé

Une grande partie des maladies infectieuses ou dues à un prion pathogène peuvent être véhiculées par des animaux domestiques ou sauvages. Dans un contexte de mondialisation accélérée, l'OMS, la FAO et l'OIE [8] encourage un meilleur suivi écoépidémiologique et la mise en place de système de sécurisation des échanges ou ventes d'animaux (morts ou vifs), qui se heurtent aussi au trafic d'animaux.

L'homme et les autres espèces animales

Utilisation par l'homme

Depuis le paléolithique, pour s'assurer la présence d'animaux pouvant lui rendre service, l'homme en a domestiqué un certain nombre d'espèces et a créé des élevages. Il a su, par sélection des croisements, changer les caractéristiques de certaines espèces ainsi qu'à créer des hybrides pour que les animaux répondent plus efficacement à ses besoins.

L'animal est une source de revenus pour les humains. Les utilisations de l'animal vont de la nourriture au transport, en passant par l'habillement.

L'homme utilise aussi les animaux pour ses loisirs en élevant des animaux de compagnie, en les filmant, en les découvrant dans le cadre de parcs zoologiques ou de safaris. Ces deux dernières activités tendent à devenir plus respectueuses de la sauvegarde des animaux dans leur milieu naturel en facilitant la reproduction d'espèces menacées et l'étude pour les parcs. En tentant d'apporter des revenus d'appoint aux populations locales, ces dernières ont donc, plus d'intérêts à préserver la vie animale pour les safaris.

Certains humains refusent l'exploitation des animaux et refusent de manger de la viande, c'est le Végétarisme. D'autres refusent de manger tout produit dérivé de l'exploitation animale (œuf, lait, miel... ), c'est le Végétalisme. Les vegans quant à eux, généralisent ce choix à l'utilisation de tout produit animal dans la vie courante (laine, cuir, produits testés, cire, fourrure, soie…).

Article détaillé : Centre des mammifères marins.

Regard de l'homme

Histoire de la classification

En Occident, Aristote a divisé le monde du vivant entre les animaux et les plantes. Sa conception, nommée fixisme, n'est pas particulièrement différente de celle des savants le précédant et sera reprise par les théologiens chrétiens, qui en faisant une lecture littérale de la Bible, considéraient que l'univers et le monde connu avait été créés en une semaine, et qu'il ne convenait pas de remettre cette idée en question. Les animaux étaient là pour servir l'homme. Cependant à partir de la Renaissance, certaines idées sont remises en question. Tandis que les travaux de Carl von Linné au XVIIIe siècle cherchent à classer toujours l'ensemble des espèces vivantes en leur donnant un nom unique et précis (nom binomial), Jean-Baptiste Lamarck, puis en particulier Charles Darwin, élaborent des théories d'une évolution des espèces. De ces théories, et surtout avec celle de Darwin va naître une controverse avec les créationnistes qui fréquemment revendiquent leur soutien à une vision biblique chrétienne de l'origine de la vie. La théorie de Darwin est spécifiquement décriée car elle fait non seulement de l'homme un animal, mais également le fruit d'une évolution par des processus de sélection naturelle dont la sexualité.

Linné avait défini au départ trois royaumes scindés eux-mêmes dans les groupes suivants : Vermes, Insecta, Pisces, Amphibia, Aves, et Mammalia. Ce classement va progressivement évoluer au fil des découvertes en zoologie ou en Paléontologie. Cette classification basée sur les caractères anatomiques et physiologiques tend à devenir une classification phylogénétique, c'est-à-dire la plus proche envisageable de l'arbre génétique.

Religion

La religion chrétienne sépare nettement l'Homme du règne animal dans sa nature (dans le récit de la Genèse, l'Homme est l'unique être créé à l'image de Dieu) comme dans sa fonction (Dieu donne la nature à l'Homme pour assurer sa subsistance, l'Homme doit "dominer" la nature) [9].

Les Religions animistes intègrent totalement l'animal et l'Homme dans la nature, sans rupture de continuité car l'ensemble des êtres de la nature sont pourvus d'une âme.

Philosophie

Le philosophe français René Descartes (1596-1650) est dualiste, distinguant nettement deux formes de réalité : la pensée (l'âme) et l'étendue (la matière). L'animal, qui n'a pas d'âme, n'est par conséquent qu'une "machine", un automate peaufiné. C'est la théorie de l'animal-machine[10].

Le philosophe français Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) voit aussi dans tout animal, y compris l'Homme, une "machine ingénieuse". Mais il distingue l'Homme de l'animal en ce que "la nature seule fait tout dans les opérations de la bête, au lieu que l'homme concourt aux siennes, en qualité d'agent libre. " La différence vient ici de la pensée et de la capacité d'intiative et de liberté de l'Homme qui en découle[11].


L'hypothèse Gaïa originellement avancée par l'écologiste anglais James Lovelock en 1970, mais également évoquée par d'autres scientifiques avant lui, considère la totalité des êtres vivants sur Terre comme un vaste organisme (appelé Gaïa, selon le nom du Titan de la mythologie grecque personnifiant la Terre), réalisant l'autorégulation de ses composants pour faciliter la vie.

Symbolique

Articles détaillés : Cryptozoologie et Thérianthropie.

Les hommes, depuis la nuit des temps, ont prêté aux animaux des vertus ou des caractéristiques soit humaines, soit divines. Ainsi certains animaux sont devenus des symboles, bon nombre de contes sont anthropomorphiques et enfin certaines espèces d'animaux ont aussi été déifiées par certains peuples. Les animaux dans les univers de fiction sont toujours particulièrement abondants. L'art martial d'animal imite des animaux, pour leur redoutable efficacité martiale.

Notes et références

  1. (fr) Antoine Morin, «Niveaux de complexité architecturale», Université d'Ottawa
  2. Jean-Luc Nothias, Le yéti existe-t-il ?, in Le Figaro, 30 janvier 2008.
  3. (fr) Antoine Morin, «Animaux : Structures et fonctions», Université d'Ottawa
  4. Richard C. Brusca & Gary J. Brusca, Invertebrates, Sinauer, 1990, 922 p.  
  5. http ://pmaf. org/s-informer/nos-campagnes/transport. html
  6. Interdiction du transit d'animaux de boucherie vivants sur Agriculture suisse. Consulté le 15 avril 2009
  7. La Suisse laissera-t-elle passer les animaux d'abattoir? sur swissinfo. ch. Consulté le 15 avril 2009
  8. Bulletin OIE N°2008-3 "Surveiller la faune sauvage pour mieux la protéger et pour nous prévenir contre les maladies qu'elles nous transmet"
  9. La Genèse, citation à inclure.
  10. René Descartes, Discours de la Méthode, 1637, 5ème partie.
  11. Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, 1755, 1ère partie.

Bibliographie



Voir aussi

Classification phylogénétique détaillée

Liens externes

Sites officiels pour se renseigner

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